Mes positions en rapport avec les points de la charte, sont les suivantes :
- Il est certain que l’énergie renouvelable serait meilleure. Toutefois, le changement complet me semble illusoire, car l’engagement du canton dans une voie d’autonomie énergétique, dépend essentiellement des lignes de développement (population, économie, etc.) que nous souhaitons soutenir pour l’avenir des citoyennes et des citoyens, avec les éventuels inconvénients qui pourraient surgir, puisqu’il est difficile d’évaluer l’envergure de ce développement que chaque Etat souhaite. Cependant, il faut pouvoir promouvoir les énergies renouvelables dans les domaines où elles peuvent l’être rapidement et efficacement
- Le TransRun est une obligation pour notre canton ! Non seulement pour le nouveau lien qu’il représentera entre les communes, surtout celles du Haut et du Bas du canton, mais également comme projet commun. Néanmoins, il ne doit pas rester uniquement à l’état de projet, mais il doit bien se concrétiser et devenir réalité, car c’est une nécessité de cohésion géographique, mais également politique. Quant à la mobilité, elle doit se faire en tenant compte des différences entre les centres urbains et les périphéries, car il est difficilement envisageable de traiter de manière égalitaire, des Cités pensées et vécues si diversement…sans oublier la flexibilité dont il faut faire preuve, entre son implantation sociale et celle économique.
- L’incitation est souvent plus favorable que l’interdiction, car elle responsabilise plus l’utilisateur.
- Une modulation de la taxe sur la consommation de grammes de CO2/km, me semble être une bonne solution. Mais j’avoue que j’aurais une préférence pour un bonus, pour motiver l’utilisateur à acquérir les véhicules les plus « propres », selon son budget : le premier sanctionne, alors que le second récompense
- Ce n’est pas tout de créer, certes de bonne foi, des fonds de soutien, mais il ne faut surtout pas les oublier, en les laissant être gérer qu’en fonction d’un règlement, et ainsi se donner une bonne conscience, uniquement parce qu’ils ont été créés…Il faut les suivre et veiller efficacement à leur utilisation
- L’exemple donné sur le canton de Bâle-Ville semble alléchant…Mais Bâle reste une seule et unique agglomération urbaine, ayant une population un peu plus élevée que notre canton, pour la comparaison : BS = 185.2 milliers / NE = 169.8 (source 2007 : www.bfs.admin.ch)
- Ce point m’est le plus délicat dans cette charte, non pas que j’affectionne particulièrement les énergies fossiles, tels que charbon ou gaz, mais plutôt en raison du point 1 susmentionné. De mon point de vue, l’installation d’une centrale avec de telles énergies pour une durée temporaire (avec l’impact sur son environnement), n’est pas approprié. Il est clair que selon le développement (population, économie, etc.) que nous souhaitons atteindre dans l’avenir, il faudra pouvoir bénéficier d’une certaine quantité d’énergie qui ne sera pas forcément disponible dans celles renouvelables. Il faut donc être conscient que des solutions devront être trouvées et que des sacrifices devront être consentis : soit au niveau du développement ci-dessus, soit au niveau du confort de l’environnement dans lequel nous vivons. Il faut garder en tête, que nous sommes concernés par les deux, mais pas à la même place, d’où la complexité de la question
- Je reviens un peu sur l’idée du point 3, où l’incitation est plus favorable que l’interdiction, ou l’obligation en l’occurrence. Cependant, je pense qu’il est effectivement nécessaire d’inciter au développement et à l’utilisation du courant vert, non seulement à travers le prestataire du service (fournisseur), mais également du client (consommateur), qui peut émettre son souhait de disposer de courant vert : l’habituelle règle de l’offre et de la demande
- Qu’un pôle de compétence soit développé en ce sens dans notre canton, me paraît être judicieux. Toutefois, axer la promotion économique exogène et endogène sur cette voie prioritairement, serait faire peu de cas de notre industrie actuelle, tant au niveau de l’horlogerie (et toutes les entreprises qui y sont liées) que des biotechnologies ou autres domaines existants, ou que nous devons prospecter, afin d’élargir la diversité de notre tissu économique et garantir ainsi une meilleure stabilité
- Que l’énergie devienne une des priorités de recherche et développement dans notre canton, est une bonne initiative, si c’est en rapport au pôle de compétence (au même titre que la microtechnique et autres secteurs) que nous souhaiterions développer, comme susmentionné
Je remercie celles et ceux qui ont pris le temps de lire ces modestes positions, vu l’étendue et l’importance du sujet. |